Albator, Corsaire de l’Espace (Film 3D)

Albator, Corsaire de l'Espace

En 2977, après avoir colonisé l’espace et épuisé ses ressources, les générations de colons nées dans le cosmos décident de revenir sur Terre (qu’ils n’ont pour certains jamais connue). Le problème c’est que la Terre ne peut accueillir 500 milliards de réfugiés. Il en résulte alors une guerre qui a le mérite de réduire le nombre de demandeurs d’asile.
Finalement après s’être joyeusement étripés, les humains décrètent que la terre deviendra un sanctuaire où personne n’aura le droit de vivre. Donc en résumé, non seulement les colons ne rentrent pas, mais en plus on expulse ceux qui étaient sur place… (Curieusement, je vois assez mal les terriens se faire gentiment déporter dans l’espace sans rien dire).
Bref, une coalition nommée Gaïa se met en place pour empêcher quiconque d’approcher de la Terre. Bien entendu, Albator, qui n’aime pas qu’on lui dise ce qu’il a à faire, a décidé de lutter contre les armées de Gaïa et leur blocus.

Albator, Corsaire de l'Espace (Film)

Critique et analyse

Rien qu’en résumant le pitch du film on mesure déjà la faiblesse du scénario. 500 milliards d’humains qui veulent rentrer sur une toute petite planète… Ça fait un peu léger comme point de départ pour un film. Difficile d’imaginer qu’après avoir colonisé l’espace pendant des siècles, l’humanité n’ait trouvé aucune autre planète habitable ailleurs, ni aucun moyen technique pour survivre sur une planète qui n’aurait pas exactement les mêmes conditions que les nôtres. Sachant qu’il y a autant de galaxies que de grains de sable sur une plage c’est statistiquement improbable. Cette vision étriquée de notre univers sera amplifiée pendant le film lorsque nous apprendrons que la Terre est « le centre de l’univers » (rien que ça). Il manquerait plus qu’on nous annonce qu’elle soit plate pour qu’on ait l’impression de revenir au temps de Copernic.

Albator, Corsaire de l'Espace (Film)

Albator en surface

Passons outre ces petits détails pour nous attaquer au film pour voir s’il est digne de la licence dont il est tiré. En apparence oui car les visuels sont fabuleux et l’univers semble respecté : la date de 2977 correspond à celle de la série Albator 78, on retrouve beaucoup d’éléments importants comme les 40 hommes d’équipages, l’ordinateur principal habité par l’âme de Toshirô, des personnages centraux comme Miimé (Clio), Kei (Nausica), Yattaran (Alfred) et un jeune premier (Yama) qui évoque Tadashi (Ramis). Lorsque l’Arcadia s’écrase, on a même droit à un plan qui évoque celui du Death Shadow planté à côté de la tombe de Toshirô. Le film pullule de références à destinations de fans de Leiji Matsumoto, alors pourquoi laisse-t-il un goût amer ?

Albator, Arcadia (Film)

Ça ressemble à Albator, ça a la couleur d’Albator, mais ça n’en a pas la saveur. L’essence d’Albator ne se limite pas à quelques détails récurrents de l’univers comme le Cosmo Dragoon, les personnages, des dates ou encore les combats spatiaux. C’est le verni pas le fond.

Remonter aux origines du succès

Pour comprendre d’où vient le problème faisons un constat : cinq séries d’Albator ont vu le jour et seulement deux d’entre elles ont eu un réel succès Albator 78 et Albator 84.
Plutôt que de chercher ce qui a fait le charme de ces séries et de puiser dedans, on a l’impression que tout a été prélevé dans Harlock Saga et Herlock – The Endless Odyssey.

Quels sont les points communs entre Albator 78 et Albator 84 qui ont fait leur succès ?

  • Dans les deux, Albator est un personnage normal, profondément humain. Alors que dans le film c’est un psychopathe mûr pour l’asile qui n’a plus rien d’humain ni dans son corps ni dans sa tête.
  • Dans ces deux séries animées, Albator peut douter mais reste quelqu’un de posé, d’inébranlable et réfléchi. Il agit rarement par orgueil ou sur un coup de tête. Dans le film Albator est changeant,  capable de s’effondrer sur lui-même comme un gosse déprimé (un mythe tombe. On est loin de l’homme plein de panache capable de mourir la tête haute).
  • Profondément optimiste, Albator croit au fond de lui en la nature humaine, même s’il est très souvent déçu par elle. (Spoil) Dans ce film Albator croit tellement peu en l’espèce humaine qu’il est prêt à l’éradiquer.
  • L’histoire qui a forgé son amitié avec Toshirô (le concepteur de l’Arcadia) est toujours racontée pour qu’on comprenne pourquoi ils sont liés, alors que dans le film, l’amitié avec Toshirô est à peine évoquée. A la place on nous sert des plans à rallonges sur les histoires de cœur cousues de fils blancs du triangle amoureux composé par Yama, son frangin et Nami, la gourde qui incarne l’archétype nippon de la femme fragile et dévouée.

    Toshirô et Albator (film 3D)

  • L’Arcadia est résistant, mais n’est pas invincible, les combats se font sur la tactique, mais aussi sur le plan technologique. Dans le film l’Arcadia n’est plus le chef d’œuvre technologique de Toshirô, c’est un vaisseau magique capable de se réparer tout seul, de se piloter tout seul et même de se battre tout seul. Dans ce cas à quoi servent les 40 hommes d’équipage ?
  • Dans Albator 78 la magie est absente, la technologie domine. Dans Albator 84 c’est la même chose à l’exception de l’intervention de la Grande déesse dans le dernier épisode, mais là encore, c’est sur le plan tactique et technologique qu’Albator arrivera à vaincre la magie. Dans le film la magie est omniprésente la technologie passe en second plan enlevant toute saveur aux combats. Quand on voit que l’Arcadia peut éliminer 1500 vaisseaux à lui tout seul sans une égratignure, les combats se vident de leur intérêt.
  • Pour finir, le point commun à toutes les séries d’Albator (et de Leiji Matsumoto) est la présence de nombreuses espèces extraterrestres qui sont l’occasion de prendre du recul sur notre propre condition. Dans ce film il n’y a pas d’extraterrestre en dehors de Miimé (dernière survivante de sa race).

Albator et Kei

Ce n’est pas seulement l’esprit de l’univers qui est trahi, c’est surtout ce qui faisait son charme qui est occulté, en particulier en ce qui concerne le caractère charismatique d’Albator. L’illustration la plus pertinente de ce décalage est probablement le faite que (attention Spoil) Albator cède la barre au jeune premier. Quelques soient les séries, le lien qui unit Albator à son vaisseau est quasi fusionnel :

  • A la fin d’Albator 78, il débarque son équipage et repart seul avec Miimé dans son vaisseau.
  • A la fin d’Albator 84, il débarque le jeune premier qu’il avait pris sous son aile au début.
  • Dans Captain Herlock – The Endless Odyssey, il part au combat final seul en abandonnant son équipage.

Albator n’est pas le genre de capitaine à transmettre la barre, il est plutôt de ceux qui coulent avec leur navire.
Finalement, on a le sentiment que les scénaristes se sont basés sur Harlock Saga et Captain Herlock pour puiser leur inspiration. Le fiasco commercial de ces séries aurait pourtant dû leur mettre la puce à l’oreille.

Revoir le design de l’Arcadia : Un choix judicieux ?

Alors que les personnages et leur costume sont proches des DA, le vaisseau à été complètement revu. A titre purement personnel, je le trouve intéressant. Ces tourelles qui tournent sur des rails autour du vaisseau pour pouvoir tirer à 360° sont astucieuses, le crâne de la proue est toujours présent ainsi que la partie arrière en bois imitant une caravelle. En apparence les fondamentaux ont donc été conservés. Or ce n’est pas tout à fait le cas, l’identité visuelle des vaisseaux des œuvres de Leiji Matsumoto est l’usage d’un rétro design inspiré des cuirassés de la seconde guerre mondiale (Yamato, Death Shadow, Arcadia). Etait-il si judicieux que cela de renier cet aspect pour donner à l’Arcadia un design tout droit sorti d’un film de Alien ? (Je fais allusion au vaisseau extraterrestre dans lequel sont trouvés pour la première fois les aliens).

Arcadia - Albator (Film 3D)

Synthèse

Entendons nous bien, qu’un film s’éloigne du produit original n’est pas un problème, tant qu’il est bon, on peut lui pardonner. Malheureusement, le vrai point faible n’est pas qu’il ne respecte pas l’âme de sa licence d’origine, mais plutôt qu’il est ennuyeux. Ça blablate beaucoup, les enjeux, les combats comme les personnages manquent de crédibilité. Un exemple représentatif de la faiblesse de l’ensemble est le faite qu’il suffit de tourner une vanne pour faire exploser 3000 m² de serre. Il n’existe aucune sécurité électronique, informatique ou mécanique. La seule chose présente pour empêcher une manipulation au-delà des limites d’explosion se résume à des fines bandes de plastique enroulées autour de la vanne (une chaîne aurait été plus judicieuse). Grâce à ce système « à toute épreuve » n’importe quel blaireau peut tout faire exploser sur un coup de tête (ce que fera justement Yama). Ce « détail » ne serait pas si grave si cette scène n’était pas un pilier cherchant à expliquer en quoi Yama est redevable vis-à-vis de son frère.

Système anti explosion à base de scotch

Au chapitre des incohérences majeures, alors que l’humanité a la technologie pour connecter un hologramme directement au cerveau humain pour qu’il puisse le contrôler (ce qu’ils ont fait avec Nami), les médecins semblent incapables de connecter le cerveau d’Esra avec ses jambes. C’est d’autant plus étonnant que ce n’est pas de la science-fiction, certains laboratoires expérimentent déjà ce genre de techniques.

Dans le même ordre d’idée, que dire de la scène pathétique où Albator et Yama se mettent à deux pour arriver à tirer la manette des gaz. On n’est plus en 1940, je doute fort qu’elle soit reliée par un câble à l’arrivée du carburant. Sur un vaisseau spatial, il est plus que probable que la gestion du combustible des réacteurs soit gérée informatiquement. Il n’y a aucune raison que cette manette offre une quelconque résistance mécanique. Je conçois la dimension symbolique de cette scène où Albator et Yama unissent leur force pour sauver leur peau, mais était-il nécessaire d’utiliser un prétexte aussi peu crédible ?

 Albator et Yama unissent leurs forces

La narration n’est pas en reste, elle frise la caricature mal assumée. On a le droit aux sempiternelles scènes de mort de personnages qui mettent trois heures à mourir dans les bras d’un autre en déblatérant leur vie. Voilà un élément qui aurait gagné à être modernisé. Pour un peu on se croirait en train d’assister à des cinématiques de RPG à la Final Fantasy.

mort d'Esra (Albator)

Au final, au vu de la qualité visuelle du film, on voit que les moyens étaient là, malheureusement pas le talent. Albator 78 comme 84 offraient pourtant des histoires aux ingrédients et à la profondeur éprouvée, dommage qu’ils n’aient pas servi de référent.

Albator et Miimé

Trailer

 

Anecdotes

L’origine de Miimé en tant que Nibelungen est tirée de la série Harlock Saga. Tout comme dans cette série, elle faisait partie des rares survivantes de cette race. La principale différence est que dans cette série, elle avait un frère mais pas de sœurs. Dans cette série elle jouait de l’Orgue du temps qui contrôle la trame temporelle. Cela a probablement inspiré l’idée du film de « dénouer les nœuds du temps ».

Miimé (Harlock)

La façon dont est cadré l’Arcadia juste après son crash est probablement un clin d’œil à un plan récurant à plusieurs œuvres de Leiji Matsumoto où on voit l’épave du Death Shadow vu de dos près de la tombe de Toshirô.

Ce plan de l'Arcadia évoque le Death Shadow.

Le personnage d’Ersa a été fortement inspiré pour son design son comportement et son caractère par le personnage d’Ilita dans la série Captain Herlock : The Endless Odyssey.

 Ilita (Kerlock) Ersa (Albator)

On remarque aussi qu’énormément d’éléments ont été repris de cette série comme le caractère sombre et presque inhumain d’Albator, son immortalité, l’omniprésence de la magie dont l’énergie mystique de Noo qui évoque la matière noire du film ou encore le camouflage holographique pour masquer la situation catastrophique de la Terre.

Dans Herlock Endless odyssey, l'Arcadia semble aussi animé par une énergie mystique  l'énergie mystique de Noo

La scène de la douche de Kei dans le film est aussi une allusion à cette série, elle fait référence à la première scène de l’épisode 1Kei se lave tout en dressant un préambule au spectateur.

 Kei se douche (Albator) Kei se douche (Albator)

Le personnage de Yama est aussi très directement inspiré par le personnage de Tadashi dans cette série. Dans les deux œuvres, Albator accepte de le laisser monter à bord sachant pertinemment que ce jeune homme peut le mener à sa perte. L’analogie va jusqu’à reprendre la scène où tous deux pointent leur arme l’un contre l’autre.

Tadashi et Yama se retrouvent tous deux à affronter Albator

Ces anecdotes prouvent une fois encore que les scénaristes se sont inspirés ouvertement de la dernière série sur Albator qui n’a pourtant jamais brillé par son succès contrairement aux deux premières.

Résumé

Après que les humains aient conquis l’espace et épuisé les ressources des planètes qu’ils avaient colonisées, ils ont décidé de retourner sur la Terre (qu’ils n’ont jamais connue). 500 milliards d’individus qui veulent rentrer en même temps est trop pour notre petite planète. La guerre spatiale qui s’en suivit fut sans merci, il fut alors décrété que la Terre deviendrait un sanctuaire inhabité et que la Confédération Gaïa veillerait à ce qu’elle le reste. Le seul qui s’oppose à Gaïa est Albator. Son esprit rebelle a séduit Yama, un jeune homme en quête de liberté.

 Yama veut rejoindre Albator

En réalité, il s’est fait recruter dans l’équipage d’Albator pour jouer les espions pour le compte de son frère Esra, l’amiral chef des forces spatiales terriennes. C’est une mission périlleuse, mais comme c’est par sa faute que son frère est paraplégique, il lui doit bien ça. Bien entendu, Albator s’est rendu compte dès le début que c’est un espion, mais le laisse faire quand même (parce qu’il est trop fort et qu’il n’a peur de rien ni de personne).

Esra le frère de Yama (Albator)

Yama visite le vaisseau et découvre qu’il fonctionne avec de la matière noire qui lui offre une énergie infinie et la capacité à se réparer tout seul. Il découvre aussi qu’Albator dispose à des points stratégiques de l’espace d’étranges dispositifs. Cette centaine d’appareils doivent permettre de remonter le temps et de le transformer en quelque chose de non linéaire. Si j’ai bien compris le raisonnement : les humains pourraient revenir coloniser la terre à une époque où elle n’était pas encore interdite par Gaïa. J’avoue honnêtement ne pas avoir compris en quoi ça résoudrait leur problème. On ne peut pas pour autant accueillir 500 milliards d’individus. A moins que l’idée soit d’éviter que l’espèce humaine ne fasse les mêmes erreurs (c’est-à-dire coloniser l’espace ?).

Yama et Kei (Albator)

Bref, peu importe l’idée de départ qui a été servie à l’équipage car en réalité Albator veut se servir de cette machine pour remodeler l’univers en recréant un Big Bang. En clair, il veut anéantir tout et tout le monde (y compris lui-même) pour recommencer un monde neuf ou ses erreurs auront été effacées.
Mais quelles sont ses mystérieuses erreurs ? Tout simplement qu’il a rendu la terre inhabitable. A l’époque, Gaïa venait de décréter que la terre serait un sanctuaire inhabitable et Albator adhérait à cette idée. Malheureusement comme toujours, les politiciens considèrent que les règles sont bons pour le petit peuple mais pas pour eux. Alors que la planète était interdite, ils ont commencés à s’y installer avec leur famille.

 Les politicien de Gaïa s'installent sur Terre (Albator)

Albator n’a pas aimé avoir été berné, il s’est retourné contre Gaïa et a libéré la matière noire de son vaisseau. Lorsque l’Arcadia s’est écrasé sur la terre, la matière noire s’est répandue rendant la planète inhabitable pour les humains comme pour les plantes. Gaïa a masqué cette terrible nouvelle en créant un hologramme de la terre qui se superpose à l’image réelle.
Albator aurait dû mourir dans le crash de son vaisseau, mais la matière noire l’a ressuscité lui et son vaisseau les rendant tous deux immortels (ce qui explique qu’il a plus de 100 ans).

La matière noire a détruit la terre (Albator)

Yama n’a pas l’intention de laisser Albator détruire l’univers, il aide donc son frère Esra à capturer Albator et son équipage. Après ça, il va sur la Terre pour se rendre compte de ses propres yeux de l’état de la planète. Sur place il découvre que la végétation a commencé à revenir, la planète n’est donc pas morte. Pour une raison obscure, cette révélation incite Yama à libérer Albator malgré ses tendances de psychopathe.
Il semblerait que Yama veut se servir d’Albator et de son équipage comme support logistique pour révéler au monde que la terre revit et qu’il n’est plus nécessaire de cacher son état via un hologramme.

Yama trouve une fleur sur Terre (Albator)

Gaïa pense au contraire qu’ils n’ont plus besoin de la terre et que l’hologramme suffit car de toute façon, personne n’est censé vivre sur cette planète (ils oublient un peu vite que la Lune a besoin de l’attraction d’une vraie planète pour tourner autour de leur hologramme). Ils décident donc d’utiliser un super canon géant pour détruire l’Arcadia et la Terre qui se trouve juste derrière lui.

La terre est prise pour cible par Gaïa

Le frère de Yama qui veut sauver le Terre va utiliser son vaisseau pour éperonner l’Arcadia et le dévier de la trajectoire de la Terre pour qu’elle ne soit pas touchée. Yama va entrer dans le vaisseau de son frère pour le combattre au corps à corps. Malheureusement le combat ne tourne pas à son avantage. Alors qu’il allait se faire tuer, Albator le sauve en tirant sur son frère.

Isra veut tuer Yama (Albator)

L’Arcadia enclenche ensuite un dispositif pour encaisser le super rayon laser tiré par la Coalition Gaïa. Grâce à la matière noire, il parvient à absorber cette énergie. Finalement malgré la trahison de Yama, Albator le garde à bord et lui confie même la barre. Il lui donne aussi le système qui permet d’enclencher le mécanisme pour « dénouer les fils du temps » (c’est-à-dire détruire l’univers) au cas où les hommes « referaient les mêmes erreurs ».

Yama prend la barre de l'Arcadia

 

Galerie

6 réponses à Albator, Corsaire de l’Espace (Film 3D)

  1. Vautour2B dit :

    Complètement d’accord avec votre critique… bravo !

  2. Vautour2B dit :

    Plus encore que tu ne le pense, car le frère de Yama, Ezra porte le même nom qu’un prêtre juif du V° et IV° avant J.C, qui a – je site le dico – « ..joué un rôle important dans la fixation de la Torah et peut être considéré avec Néhémie comme le fondateur du judaïsme « .

    • Charles-Edouard MANDEFIELD dit :

      Je doute que ce soit réellement une référence au judaïsme car le frère de Yama s’appelle Esra (Isora en V.O.) et non Ezra.

  3. Vautour2B dit :

    Dans les sous-titres du DVD c’est orthographier ‘Ezra’… par contre en vo, tu as raison, c’est bien prononcé ‘Isora’.

    Donc méa-culpa de ma part pour la version d’origine.

  4. DD Funky dit :

    Le film est bien réalisé techniquement mais l’histoire m’a déçu. Fan d’Albator depuis 1980, j’aurais préféré comme vous que l’histoire reste sur les fondamentaux du « Leijiverse », là j’ai l’impression que ce film a été surtout pensé pour le marché américain tant tout y est exagéré, comme pour la série Endless odyssey (j’ai pas aimé). Le scénario est abracadabrantesque: comment un vaisseau peut-il détruire tout l’univers? (surtout s’il fonctionne avec d’archaïques commandes à cables).
    Comme vous le soulignez l’arcadia est costaud, mais pas invulnérable: dans albator 78 il est « kaput » après un combat contre des dizaines de croiseurs sylvidres (épisode 39), il est aussi endommagé gravement à plusieurs reprises dans albator84. A mais c’est vrai j’oubliais la magie, une astuce scénaristique bien pratique.
    L’univers d’Albator c’est aussi le western galactique, avec tout une faune d’extra-terrestres et d’androïdes, là dans le film seul l’homme est une forme de vie évoluée, il n’y a personne d’autre dans l’espace…Bof, bof, bof…C’est pas ça le Leijiverse,

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