Albator 84

1 chroniques dans cette collection.

Albator

Albator 84 est une série de 22 épisodes de 24 minutes créée par Leiji Matsumoto et produite par la Toei. Elle fut diffusée au Japon sous le titre Waga seishun no Arcadia – Mugen kidô SSX (わが青春のアルカディア·無限軌道SSX) du 13 octobre 1982 et le 30 mars 1983 sur la chaîne TBS.

Puis elle a débarquée en France le 12 janvier 1984  sur Antenne 2 dans l’émission Récré A2 sous le titre Albator 84. Le numéro « 84 » fait référence à l’année de diffusion en France pour différencier cette série de la précédente : Albator, le Corsaire de l’espace (Albator 78) diffusée en France en 1980.

Malgré le fait que cette série soit diffusée après Albator 78, elle se déroule avant. Au début, Albator (Harlock) a ses deux yeux et Alfred (Toshirô), le concepteur de l’Atlantis, est encore vivant. Cela dit, comme souvent dans l’univers de Leiji Matsumoto, il n’y a aucune cohérence entre les deux séries : Le design de l’Atlantis n’est pas le même, le passé de Miimé (Clio), Nausica, Alfred et Emeraldas n’ont pas grand chose à voir avec la précédente série. Bref, cette série n’a qu’un lointain rapport avec Albator 78, il ne faut donc pas chercher de corrélations.

Albator est le capitaine de l'AtlantisL'Atlantis n'a plus le même design que dans la précédente série : Albator 78

Le film

Notons que le film Albator 84 : L’Atlantis de ma jeunesse (Waga seishun no Arcadia) a précédé la diffusion de la série. Il est sorti en 1982 et a, en quelque sorte, servi d’introduction pour la nouvelle série. En France, le film a été découpé en 5 épisodes diffusés à la fin de la série. Un partie du film montre les ancêtres d’Albator et l’un deux sert dans la Luftwaffe (l’aviation allemande) pendant la Seconde Guerre Mondiale, les diffuseurs ont préféré couper cette scène de peur de choquer les parents. Il est assez navrant de constater que même trente ans après la fin de ce conflit, montrer une tranche de vie d’un allemand de cette époque semblait inconcevable.

Pendant la seconde Guerre mondiale, l'ancêtre d'Albator était pilote d'avion dans l'armée allemandePendant la seconde Guerre mondiale, l'ancêtre d'Albator a rencontré l'ancêtre d'Alfred.

C’est d’autant plus regrettable que cette séquence ne prenait pas position sur le conflit lui-même en jugeant ce qui est bien ou mal, mais s’attachait à décrire l’amitié naissante entre deux hommes et leurs doutes face à l’absurdité de la guerre.

L’histoire

La terre a été envahie par les humanoïdes (illumidas dans la VO) des êtres organiques ressemblants aux humains sauf qu’ils ont la peau verte et un système pileux légèrement plus développé. Grâce à leur puissance militaire, ils ont déjà conquis une bonne partie de l’univers et on fait de la terre une base stratégique.

Au début du film L’Atlantis de ma jeunesse, la terre vient juste de se rendre et par conséquent Albator (Harlock), qui fait partie de l’armée terrienne est lui aussi contraint de se rendre et de remettre aux humanoïdes son vaisseau : L’Ombre de la Mort.
Les humanoïdes proposent à Albator de rentrer dans leur armée mais il refuse, il faut dire que sa petite amie n’est autre que Maya, une résistante connue des humanoïdes sous le nom de « La Rose ». Avec sa radio clandestine, elle appelle les terriens à résister à l’envahisseur.

Pour éviter que les Humanoïdes puisse se servir de son vaisseau, Albator pose l'Ombre de la mort en catastrophe.A cause de la rédition de la Terre, Albator doit se livrer lui et son vaisseau aux humanoïdes

En tentant de sauver sa bien aimée, Albator perdra un œil, mais continuera de combattre l’envahisseur. Son ami Alfred, un ingénieur de génie a conçu l’Atlantis (Arcadia), un puissant vaisseau avec lequel il compte trouver « la planète idéale », une planète cachée qui permettrait de vivre ne paix loin des conflits. Malheureusement pour Albator, sa bien aimée se fera tuer avant qu’il n’ait eu le temps de la faire venir sur l’Atlantis.

Dans sa quête, Albator est parfois aidé par Emeraldia (Emeraldas) la femme pirate qui est amoureuse d’Alfred (Toshirô). Elle dispose d’un puissant vaisseau de guerre, le Queen Emeraldas, qu’Alfred (Toshirô) a réparé au début du film. La réparation n’est pas complète, mais elle est suffisante pour permettre au Queen Emeraldas de voler et de se battre. Pour que ce vaisseau soit de nouveau opérationnel à 100%, Alfred a encore besoin d’une pièce, il finira de réparer ce navire à l’épisode 18, alors qu’Emeraldas est bloquée au sol sous le feu des humanoïdes.

Toshirô a risqué sa vie pour venir réparer le Queen Emerladas et sauver ainsi celle qu'il aime. (Albator 84)Toshirô réussit finalement à réparer le Queen Emeradas qui finit par décoller

Les Humanoïdes ne sont pas le seul souci d’Albator, un ingénieur terrien de talent, Mr. Zon, a mis son génie créatif au service des humanoïdes pour concevoir des vaisseaux spatiaux capables de vaincre l’Atlantis .

Critique

Cette série est infiniment mieux réalisée que la précédente (Albator 78) que ce soit au niveau de l’animation, des décors ou du respect des models sheet. Le duel entre Mr Zon et Albator est bien mené car l’affrontement se joue sur plusieurs niveaux (technologique, tactique et psychologique). Mr Zon en veut personnellement à Albator et il ne veut pas se contenter de le tuer, il veut l’écraser lors d’un affrontement dans les règles pour obliger Albator à reconnaître sa supériorité en tant qu’ingénieur aérospatial. Lorsque qu’il a l’occasion de prendre Albator en traître, il refuse de recourir à ce genre de procédés car vaincre Albator par un tel procédé serait comme un aveu d’échec pour lui. Ce personnage donne beaucoup de piment à l’histoire.

Mr Zon est humain, mais il s'est mis au service des humanoïdesMr Zon conçoit des puissant vaisseaux spatiaux pour le compte des humanoïdes

Malheureusement, les humanoïdes n’ont pas cette subtilité. Ils sont relativement uniformes dans leurs comportements. A part le Comandant Zeda qui affrontera Albator à la loyal, les autres humanoïdes sont représentés comme de simples arrivistes belliqueux. A aucun moment on a une vision un peu plus nuancée de leur peuple. On ne voit rien de leur planète d’origine, de leur culture, ou encore de leur famille (ni femme, ni enfants), comme si il s’agissait d’un peuple fondamentalement mauvais et irrécupérable. Cette vision manichéenne tranche beaucoup avec la précédente série (Albator 78) où les ennemis (les sylvidres) n’étaient pas toutes à mettre dans le même panier et dont les motivations étaient à la fois crédibles et justifiées.

Emeraldia et Maya (l'amour d'Albator)Le commandant Zeda est le seul Humanoïde qui a un peu de charisme dans cette série

D’une certaine manière, cela détonne avec l’univers de Leiji Matsumoto qui prend souvent le temps de développer les motivations des alliés comme des ennemis pour nous aider à relativiser et nous faire comprendre que personne n’est fondamentalement mauvais et qu’on est souvent prisonnier des circonstances. Cette approche est développée, mais uniquement avec des humains passés dans le camp des humanoïdes.

L’esprit chevaleresque qui se dégage de cette série, associé à quelques rebondissements savamment répartis rendent cette série passionnante à regarder jusqu’à la fin.
 

Collection

Albator 84 - Episode 1 : Le grand départ

Albator 84 – Episode 1 : Le grand départ

De nombreux plans du début de cet épisode reprennent des images tirées du film L'Atlantis de ma jeunesse qui a précédé la série. Ces plans servent à présenter rapidement la situation de la terre pour que les téléspectateurs ne soient pas perdus. Malheureusement, c’est relativement imparfait, on voit des personnages sur certains plans sans comprendre d’où ils sortent. C’est notamment le cas des tokarguiens ou d’Emeraldia. Cela dit ça reste compréhensible.

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Galerie

10 réponses à Albator 84

  1. DD Funky dit :

    J’ai beaucoup aimé cette série à sa diffusion sur Antenne 2 (ancien nom de France 2), elle est cependant plus manichéenne que celle de 1978, mais le brio de la mise en scène lors des combats de vaisseaux compense un peu la petite faiblesse scénaristique.
    Dans le film Arcadia de ma Jeunesse, le combat entre Zeda et Albator qui étrenne son vaisseau tout neuf est un moment de bravoure, réglé comme un film de guerre et rappelant les combats de cuirassés de 39-45. Les effets sonores sont soignés et originaux, passionnés de sound design, je regrette qu’il n’y est plus ces sound design originaux dans les animes japonais d’aujourd’hui. L’animation est de qualité dans l’ensemble, et supérieure à bien des animes de l’époque.
    On retrouve aussi quand même nombres de valeurs chères à Leiji Matsumoto: courage, honneur, don de soi, et importance de la parole donnée.
    Le comportement de prédateur des Humanoïdes (Illumidas) est aussi l’occasion de dénoncer le fascisme, les Humanoïdes sont clairement fanatisés et se prennent pour une race supérieure, conquièrent des planètes en éliminant des populations puis détruisent les planètes conquises quand ils ont épuisés leurs ressources.
    A la différence des Sylvidres qui doivent survivre à la disparition de leur étoile, les Humanoïdes n’ont pas d’impératifs apparents de survie. Ils sont bouffis d’orgueil criminel et impérialiste, c’est ainsi qu’ils nous sont présentés;
    La recherche de la planète idéale est une invention française, il me semble, si je me souviens de la v.o japonaise, elle mentionne la recherche d’une arme suprême: le feu du ciel, pour anéantir les humanoïdes, je ne pense pas que ce soit le genre d’Albator de se tirer comme un lâche alors qu’il s’est impliqué dans la résistance avec son vaisseau et que sa bien aimée fut tuée par les Illumidas.
    Et n’oublions pas aussi l’entrée en scène de la belle balafrée, la reine des pirates: Queen Emeraldas (et pas Emeraldia, carton rouge les traducteurs), j’en étais amoureux quand je regardais la série en 1984, j’avais neuf ans.
    Je vous recommande un visionnage en V.O sous-titrée, le générique original et vraiment super.

  2. dariastr dit :

    Etrangement, je n’ai aucun souvenir de cette série du coup je la découvre en ce moment (plus que 4 épisodes et j’aurais fait le tour) mais j’avoue qu’elle ne me séduit pas autant que la première.
    Son rythme a beau être plus soutenu, j’ai parfois l’impression qu’il ne s’est pas passé grand chose sur certains opus. Sans parler du côté un peu tarte du à la présence de cette pénible gamine (pour un peu je regretterais Stellie !).
    Il faut reconnaître que la série perd immanquablement de son impact en raison de son doublage calamiteux : OK la voix d’Albator est pas mal mais on sent bien qu’à l’époque, sortis de Gérard Hernandez, Francis Lax et jacques Balutin, ils étaient pas nombreux dans le métier ! Entre les permutations de doubleurs/personnages d’un épisode à l’autre et l’impression d’entendre le grand schtroumpf quand on voit le Dr Ban, les « méchants » aux intonations plus que caricaturales, et le narrateur qui nous parle avec la voix de Han Solo, vraiment on est gâtés…
    C’est donc avec une grande hâte que j’attends de pouvoir remettre ça en VO pour savoir un peu ce qu’il en est vraiment de tte cette histoire, parce que je trouve effectivement étrange ce côté « on est bannis de la Terre ? ok on se casse et on va voir ailleurs si on y est! » ça ne colle pas du tout avec le principe même du personnage en butte contre la domination des peuples. Et là où 78 avait un solide fil conducteur, on a ici un peu l’impression de suivre le guide du routard version cosmique.
    Sans parler de la désinvolture avec laquelle est exprimée la destruction d’une planète récemment visitée : on nous annonce ça l’air de rien au café sans que personne ne semble s’en émouvoir. A part Johnny, qui pour une fois aura une bonne raison de protester contre l’attitude des autres
    De plus, cette série, pourtant plus récente, paraît infiniment plus datée que l’autre car on y voit beaucoup de représentations de vie quotidienne qui sent bon son début de 80′S (pour preuve la déco si sobre et de bon ton de l’oasis de l’espace !) et paraît aujourd’hui complètement dépassée, comme cette manie de l’époque d’inventer des termes pseudos modernes pompés sur Goldorak, et qui manifestement ont eu du mal à passer l’épreuve du temps. Pour un futur réaliste, c’est bien connu, « Less is more »
    Mais il faut reconnaître le petit côté pédago intéressant au fait que chaque épisode se conclut sur une petite morale qui me fait dire que tous ceux qui accusaient ses programmes de japoniaiseries ne les ont jamais vraiment regardées sinon ils n’auraient pas été insensibles aux valeurs profondément humanistes véhiculées par cet équipage et tous ceux qui en partageaient l’esprit. Mais c’est vrai qu’à l’époque il était inconcevable qu’un programme autre que les émissions jeunesse validées par les hautes sphères puisse éveiller les consciences citoyennes des chères têtes blondes vissées devant de poste ! (alors si en + c’était des dessins animés de ces sauvages du bout du monde…). D’autant que les (très bonnes) productions comme Ulysse 31 ou les déclinaisons de « il était une fois… » étaient issues de co-productions avec le Japon, ce qui a été soigneusement mis de côté à l’époque ! On se demande bien pourquoi…
    J’ai lu il y a quelques temps cette phrase « l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne ». Je ne sais pas qui l’a pondue mais j’adhère sans condition ! Les gamins que nous étions à l’époque devaient être mieux équipés que les adultes qui les entouraient :-)

    • dariastr dit :

      Il semblerait que ce soit une citation de Pierre Desproges.
      Cela ne fait qu’ajouter à sa valeur
      (et oui je me réponds à moi-même, et alors ?)

    • DD Funky dit :

      Humm! le « less is more » est la mode esthétique des années 2010 (je trouve ça ennuyeux), rien ne dit que ça durera. Less is more ? Moins c’est mieux? La société de consommation aujourd’hui n’a jamais autant battue son plein (réchauffement climatique et gaspillage des ressources avec), nos sociétés modernes sont hypocrites, mais c’est un autre débat!
      Il est intéressant de voir que sur le générique français d’albator 84 tous les noms sont français, quand j’ai vu la série en 1984 je croyais que c’était des français qui l’avaient faite!
      Un détail dont on se souciait pas l’époque, on savait juste que ça venait du Japon à travers des articles des magazines tv, et parfois des polémiques liées à la violence présente dans ces animes. Il faut savoir juste que le Japon est et a toujours été un des pays les plus surs du monde sur le plan délinquance.
      Pour la saga il était une fois d’Alain Barillé, c’est la Tatsunoko (Robotech, Super Durand…) qui a animé le premier volet, et c’est le studio Eiken qui a réalisé le magnifique travail (animation, effets sonores) sur il était un fois l’espace, pour moi la meilleure de toutes. C’est toujours Eiken qui a animé le volet 3, il était une fois la vie. Pour Ulysse 31, c’est la Tokyo Movie Shinsha qui a réalisée l’animation de grande classe pour cette magnifique série, avec des effets sonores repris sur Star Wars!

      • Dariastr dit :

        Ce que je voulais dire avec « less is more » c’est que si on en fait trop dans le clinquant et le supposé moderne, ben le jour où ce qu’on croyait être à la pointe de la technologie est naturellemet dépassé par les progrès faits entretemps dans la réalité, ben les »nouveautés » paraissent du coup bien bien datées (pour ne pas dire ringardes). Donc c’est + une référence à des films ou séries qui l’ont jouée sobre sur les innovations et qui passent le mieux l’épreuve du temps.

  3. Dariastr dit :

    Dans le 2e épisode, quand Alfred et Toshirô cherchent un réparateur pour leur pièce défectueuse, ils arrivent chez un petit vieux qui veut leur monnayer à prix d’or.
    Mais son épouse leur explique qu’il n’a pas toujours été comme ça et a changé depuis le décès de leur fils qu’ils n’ont pu soigner faute de moyens.
    Jusqu’ici tout va bien (si on peut dire). Mais ça part en cacahuète quand elle précise que le gamin, qui était un grand fan de l’Atlantis et son équipage, est mort il y a 3 ans. Heu… Je croyait qu’ils venaient tout juste de prendre le large avec le vaisseau pirate !
    Je n’ai pas encore regardé la VO pour voir si on y trouve le même paradoxe spatio-temporel ou si c’est notre bonne vieille exception culturelle française qui a fait des siennes.
    Mais peut-être que j’ai tout simplement pas compris qu’il s’est passé tout ce temps entre la fin du film et le début de la série. Donc si quelqu’un peut m’éclairer…

  4. Dariastr dit :

    Grâce à des chouettes vendeurs j’ai pu me procurer sans me ruiner des éditions épuisées des bandes originales du film et de la série.
    Alors, soyons franc, autant y’a dedans des pépites, autant une bonne partie a pris un sacré coup de vieux!
    A la première écoute j’hésitais entre nostalgie amusée et « non mais c’est quoi cette soupe ? »
    Mais après plusieurs passages, mine de rien, la qualité de l’ensemble se révèle. Evidemment ça transpire ses 80′, avec des morceaux carnavalesques à coups de sections de cuivres déchaînées sur des rythmiques disco (ce qu’ils aimaient les trompettes à l’époque c’est dingue…).
    Reconnaissons qu’on pourrait dire la même chose de beaucoup d’ambiances musicales de dessins animés ou série télés de l’époque, mais entre deux poum pouêt, la veine « classique » revient avec des mélodies qu’on croirait issues du répertoire slave. Des morceaux empreints de cette fameuse beauté triste ou de belle tristesse comme la « ballade d’Harlock », l »a voix de la liberté », « une petite fille courageuse », « le thème d’Emeraldas », ou « à la mémoire d’Alfred » qui rappellent que malgré quelques bouffonneries clairement destinées aux enfants, la série baigne dans la mélancolie.
    Par moments on trouve également quelques accents western spaghetti avec la guitare sixties typique de ce genre d’ambiance (qu’on retrouvera plus tard dans le score de Endless Odyssey. Ahhhh ces 4 minutes de démarrage qui vont crescendo…). Probablement pas pas hasard que, dès qu’Albator revêt sa tenue de pirate on entend comme un bruit d’éperons avec celui de ses bottes et l’intro de sa ballade fait penser à un pistolero en vadrouille. Pour un peu on s’attendrait à voir Clint Eastwood débarquer dans le saloon.
    Sans vouloir contester l’intérêt de cette partition, je me prends parfois à me demander ce qu’elle donnerait avec une orchestration disons… plus épurée, débarrassée des coquetteries d’une époque musicale qui n’était pas réputée pour sa sobriété.
    Même si je dois reconnaître que certains morceaux sont assez entraînants avec leur ligne de basse funky.

  5. DD Funky dit :

    Je ne peux qu’adhérer aux ambiances Funky-Disco de l’époque, mon avatar « DD Funky » est relié au fait que je suis passionné par ces musiques, forcément opulentes et rutilantes, à cette époque on mettait le paquet pour faire danser les gens, les groupes avaient la taille d’orchestres, on est pas dans la House, la sobriété c’est bon pour la techno ou le punk rock; ce n’est pas étonnant que l’on retrouve un patchwork d’influences dans cette anime, sorte de western spatial. Comme beaucoup d’auteurs japonais, Matsumoto a été influencé par diverses cultures. Je suis en trainde lire 25 histoires d’un monde en 4 dimensions, un recueil de ces premiers mangas et toutes ces influences sont déjà présentes. Le leijiverse, un univers vraiment passionnant!

  6. dariastr dit :

    pas « sorte de », C’EST un western spatial !
    Et je n’ai rien contre les formations à la Earth wind & fire, c’est joyeux, festif, (par contre était-ce vraiment indispensable à l’époque de passer la 5e de Beethov ou le thème de Star Wars à la moulinette disco ?)
    Mais c’est surtout le contraste entre cette ambiance guillerette et la tonalité quand même assez sombre du fond de la série qui m’a étonnée. Tout comme certains partis pris
    musicaux de ’78 m’ont laissée perplexe, et c’est pour ça que je dois la revoir en vo pour connaître la « vraie » musique de fond et me faire une idée de l’ambiance d’origine.
    Après je sais pas si on peut parler de sobriété au sujet de la techno ou du punk rock, (des styles que j’aurais pas forcément rapprochés) où on trouve comme partout des trucs géniaux comme de sombres daubes.
    Mais tant mieux si Matsumoto a fonctionné comme une éponge, c’est quand on est sensible à différentes formes de cultures ou expressions artistiques qu’on peut en garder
    le meilleur de chaque. Pas pour rien que ses histoires aient connu un succès mondial.
    J’ai commencé aussi la dernière parution en date, ça a l’air bien mais me suis lancée en même temps dans Gun Frontier et, bien qu’étant une féministe pacifiste, j’ai plongé ds cet univers et mis momentanément un petit coup de pied au cul à la mélancolie pour ressortir mes trips de post ado : green day et les guns n roses !
    D’ailleurs un passage de la BO de harlock 2013 fait intervenir une bonne vieille gratte métal et franchement, ça lui va bien au pirate !
    PS, si vous voulez, on peut debriefer + tard « 25 histoires… »?

  7. Dariastr dit :

    Tant qu’on y est : le livret qui accompagne l’édition dvd collector d’Albator 84 nous apprend que la série devait comporter 26 épisodes mais comme l’audience se faisait rétamer face à Lamu (…) elle a été stoppée avant la fin et certains éléments sont restés dans les cartons comme l’apparition de Maetel et indiquer que le Dr ban était son père.
    Si on ne cligne pas des yeux, on peut voir dans le générique (de façon très furtive) la silhouette de Maetel juste après les présentation des identifiants de hors-la-loi d’Albator, Tochirô et Emeraldas (les fameux SSX)
    Il aurait également été prévu de développer les liens entre Harlock et Faust (le père du Tetsurô de Galaxy Express), voire découvrir un lien entre les Mazones et les Illumidas. Mazones qui faisaient apparemment une apparition ds un film pilote présenté aux chaînes et sponsors.
    Tout ça à cause d’une extraterrestre en bikini…

    Appris ailleurs, la trame d’Albator 84 serait tirée du bouquin Gun Frontier II qui situerait toujours sa trame au far west mais en mode science fiction (mais rien ne précise si cet opus gardait le caractère salace de l’époque western)

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