Leiji Matsumoto

Leiji Matsumoto

Leiji Matsumoto (Akira est son vrai prénom) est un mangaka japonais né le 25 janvier 1938 à Kurume, sur l’île de Ky?sh? dans la préfecture de Fukuoka au Japon. Il s’est fait connaître en France à travers la diffusion à la télévision française de deux séries TV sur Albator : Albator le Corsaire de l’Espace (1978) et Albator 84 (1984). Dans une moindre mesure Galaxy express 999 et L’Oiseau bleu ont aussi participé à la notoriété de cet auteur en France.

Site officiel de Leiji Matsumoto (ja)

Albator 78Albator 84

Biographie

Son père étant officier de l’armée de l’air impérial, les machines militaires de la seconde guerre mondiale ont joué une grande influence sur son style. On retrouve son intérêt pour cette époque à travers des œuvres telle que The Cockpit qui traite autant de machines que de soldats de la Seconde Guerre Mondiale quelque soit leur camp.

The Cockpit (Leiji Matsumoto)The Cockpit (Leiji Matsumoto)

Son goût pour les engins de guerre des années 40 va l’amener à développer un design en complet décalage avec tout ce qu’on peut voir ailleurs. Ses vaisseaux spatiaux s’inspirent ouvertement des cuirassés de cette époque. Ce côté rétrodesign a peut-être permis à l’univers de Mastumoto de bien vieillir (puisqu’il était déjà daté) et de revenir sur le devant de la scène vers les années 2000 après un long passage à vide de plus de 10 ans.

Le talent d’Osamu Tezuka et l’univers des animés de Walt Disney lui ont donné l’envie de se mettre au dessin pour faire ses premières planches dès l’âge de 9 ans.
Son travaille portera ses fruits puisqu’en 1953, alors qu’il est à peine âgé de 15 ans, il termine son premier vrai manga, Mitsubachi Maya no Bôken qui remportera même un concours organisé par le magazine manga Shonen. Un an après le manga vainqueur est publié.

C’est le célèbre Ozamu Tezuka qui a poussé Leiji Matsumoto à monter sur Tokyo pour se lancer dans sa carrière de mangaka en 1957 alors qu’il sort juste du lycée. Il travaillera même comme assistant auprès de lui.

A Tokyo il s’installe dans le quartier de Bunkyô près de Shinjuku (quartier chaud). Son début de carrière est alimentaire. Il fait du Shôjo manga (manga pour filles) ce qui est assez loin de ses thèmes de prédilection. Au moins ce milieu a permis de rencontrer Miyako Maki une Shôjo mangaka qui deviendra son épouse.

Caricature de Leiji Matsumoto dans cosmowarrior Zero
Insatisfait de sa situation artistique, il tente de se réorienter en changeant de registre pour basculer dans la science-fiction avec le manga Sexaroïd qui a le mérite de la rupture. Pour appuyer un peu plus ce changement radical dans sa vie de dessinateur, il prend le pseudo de Reiji (prononcer « Leiji ») qui veut dire « guerrier zéro » (le titre de la série Cosmowarior Zero est probablement inspiré de ce pseudo).

Cosmowarrior ZeroGalaxy express 999

En 1972 son manga Otoko oidon (Je suis un Garçon) remporte le Prix culturel Kôdansha catégorie livre pour enfant. Ce manga lancera enfin sa carrière dans le sh?nen manga. Matsumoto peut à présent se lâcher dans en abordant et en mélangeant les thèmes qu’il affectionne : la SF, les duels et les machines de guerre. Il poussera le mélange jusqu’à son paroxysme en n’hésitant pas réutiliser les personnages d’une série dans une autre qui n’a rien à voir. Au final même si le personnage a l’air identique au niveau du design et du nom, lorsqu’il change de série il n’est pas rare que son passé et son caractère change du tout au tout. Tout cela empêche donc une cohérence globale de son univers, même s’il tente parfois de rendre l’univers cohérent à travers une forme de déterminisme génétique. Ainsi les personnages d’Albator (Harlock) et Toshiro sont en quelque sorte génétiquement programmé pour être des amis de génération en génération sur une période allant du Far West (Gun Frontier) à la conquête spatiale (Albator 84, l’Anneau des Nibelungen) en passant par la première et la seconde guerre mondiale (Albator 84 le film).

L'anneau des NibelungenGun Frontier

Malgré les incohérences chronologiques et techniques flagrantes de l’univers qu’il développe, le succès finit par arriver au point que de nombreuses séries de mangas sont adaptées en animés pour la TV. Voulant garder la main sur son œuvre, il participe souvent comme consultant ou producteur artistique. Ne pouvant tout gérer lui-même il a recourt à de nombreux assistants pour lui venir en aide sur ses BD.

Vers la fin des années 1980, son rythme de parution ralenti. En 1992, il s’attaque à un projet qu’il avait en tête depuis très longtemps : Mettre en images l’opéra L’Anneau des Nibelungen de Richard Wagner. Ayant créé un univers de SF qui lui est propre, il peut à présent adapter cet opéra en lui donnant sa patte. Il profitera de cette occasion pour tenter de donner une chronologie et un semblant de cohérence entre les différents personnages principaux de son univers (Maetel, Esmeraldas, Toshiro, Albator, les différents vaisseaux, etc…). Dans cette œuvre, les justifications des liens entre les personnages sont essentiellement axées sur une forme de déterminisme génétique assez peu convaincant. Et le résultat est parfois assez indigeste tant les enjeux peinent à émerger.

Toujours dans une logique d’harmonisation en 1996 il essaie à travers le second voyage du Galaxy Express 999 de justifier certaines incohérences dues aux multiples interconnexions entre ses œuvres.

Les générations qui ont grandi avec ses premières œuvres sont à présent adultes et certains sont à leur tour devenu des artistes. Ainsi en 2003 le groupe français Daft Punk qui a grandi en regardant les animés d’Albator a proposé à Leiji Matsumoto de créer avec lui le film Interstella 555 basé sur les titres de l’album Discovery.

Album Discovery qui a servi de Bo au film Interstella 5555 de Leiji MatsumotoInterstella 5555Leiji Matsumoto et les Daft Punk

Style de l’auteur

Son style est immédiatement identifiable qu’il s’agisse des humains ou des machines.
Les machines sont toutes inspirées des engins de la seconde guerre mondiale ou des locomotives à vapeur. L’intérieur de ses vaisseaux ou le design des androïdes fait la part belle aux cadrans qui sont inspirés du Navitimer de Breitling. Ce retrodesign décalé a étonnamment bien vieilli.
Les jeunes femmes sont fines belles et longilignes, il y a peu de différences entre elles.
Les jeunes hommes tout comme les vieux, ont un design disproportionné, ils sont petit (deux fois plus qu’une femme) et ont un physique ingrat. Quelques rares exceptions masculines contredisent cette règle. En effet, les jeunes premiers et certains méchants ont des proportions normales et un visage beaucoup plus avenant.

Au niveau des planches, Leiji Matsumoto n’est pas un grand amateur de trames, il préfère largement l’usage du noir et blanc donnant un contraste plus fort, mais ce parti pris manque parfois de finesse et nuit à la lisibilité de certaines planches.

Manga

  • Mitsubachi no bôken (1954) : Les Aventures d’une abeille.
  • Denkô Ozuma (1961)
  • Submarine Super 99 (1964)
  • Sexaroid (1968)
  • Natacha (1968)
  • Hi no Mori no Koska (1968)
  • Machinners (1969)
  • Pilot 262 (1969)
  • Dai-Kaizoku Captain Harlock (1969)
  • Otoko Oidon (1971)
  • Gun Frontier (1972)
  • Stanley no majo (1973)
  • Waga seishun no Arcadia (1973)
  • Space Battleship Yamato (1974) : Yamato, le cuirassé de l’espace
  • Saraba roman no toki yo (1974)
  • L’Eternel Allegretto (1974)
  • Uchû senkan Death Shadow (1975)
  • The Cockpit (1975)
  • Bruno Walter (1975)
  • Herbert Von Karajan (1975)
  • Capitaine Albator (1977)
  • Galaxy Express 999 (1977)
  • Queen Emeraldas (1977)
  • Space Battleship Yamato II (1978)
  • Yamato New Journey (1979)
  • Captain Herlock Book (1979)
  • Waga seishun no Harlock (1980)
  • Be Forever Yamato (1980)
  • Queen Millenia (1980)
  • Space Battleship Yamato III (1980)
  • The Drifting Express 000 (1983)
  • Final Yamato (1983)
  • L’Anneau des Nibelungen (1989)
  • Shinkiro Kitan (1991)
  • Leonardo Da Vinci (1995)
  • Fire Force DNAsights Fortress 999.9 (1996)
  • The Ultimate Time Sweeper Mahoroba (1998)
  • Cockpit Legend (1999)
  • The Shadow Warrior (1999)
  • Space Battleship Great Yamato (2001)
  • Space Battleship Great Galaxy (2003)

Série TV

  • Uchû Senkan Yamato (1974)
  • Wakusei Robo Danguard A (1977-1978)
  • Uchû Senkan Yamato 2 (1978)
  • Albator, le corsaire de l’espace (1978-1979)
  • SF Saiyûki Starzinger (1978-1979)
  • Galaxy Express 999 (1978-1981)
  • SF Saiyûki Starzinger II (1979)
  • L’Oiseau bleu (1980)
  • Uchû Senkan Yamato III (1980)
  • La Reine du fond des temps (1981-1982)
  • Albator 84 (1982-1983)

Films

  • Uchû Senkan Yamato (1977)
  • Arrivederci Yamato (1978)
  • Albator : Le mystère de l’Atlantis (1978)
  • Uchû Senkan Yamato : Aratanaru Tabidachi (1979)
  • Galaxy Express 999 (1979)
  • Be Forever Yamato (1980)
  • Adieu Galaxy Express 999 (1981)
  • Albator 84 : L’Atlantis de ma jeunesse (1982)
  • Princesse Millenium (1982)
  • Final Yamato (1983)
  • Galaxy Express 999 : Eternal Fantasy (1998)
  • Fire Force DNA Sights 999.9 (1998)
  • Interstella 5555 (2003)

OAV

Liens externes

Fiche wikipédia de Leiji Matsumoto

Chronologie de l’univers de Matsumoto (Wikipédia)

 

Galerie

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