L’Atlantis d’Albator en Lego – 135 cm (Arcadia)

Arcadia Atlantis Lego 135 cm  x 70 cm - Albator

Dimensions : 135cm de long, 70cm de large et 55cm de haut (support inclus).
poids : 6kg 

Temps passé : environ 100 heures étalées sur 2 mois
Nombre de pièces : entre 8000 et 10000 pièces à la louche

Avant qu’on me pose la question 1000 fois dans les commentaires, clarifions un point : non, il n’y a pas de plan disponible car ce vaisseau a été réalisé en scratch de façon empirique. Didier, l’auteur de cette œuvre monumentale de 6 kilos et de 135 cm de long n’en est pas à son coup d’essai, il avait déjà réalisé un Arcadia de 70 cm que nous vous avions présenté dans cet article (et là aussi il n’avait pas fait de plan). Mais visiblement ce magnifique projet ne lui a pas suffit puisqu’il a décidé d’aller un cran plus loin en doublant la taille de sa précédente réalisation pour pouvoir entrer d’avantage dans le détail.

Processus créatif

De façon inhabituelle il démarré par un élément de détail du vaisseau : la tête de mort frontale. D’habitude il commence ses créations (surtout les grosses) par la structure globale et ensuite il entre progressivement dans les détails et les finitions. S’il a démarré par la tête de mort frontale c’est parce que de son point de vu c’était la partie qui lui semblait la plus compliquée à réaliser et il ne voulait pas être contraint après coup par l’échelle globale du vaisseau. Il a donc fait le design de la tête de mort et c’est la dimension de cette première pièce qui a déterminé l’échelle et les dimensions du reste du vaisseau.

Il ensuite procédé comme à son habitude pour la suite en faisant des volumes grossiers puis en allant petit à petit dans les détails.

Système modulaire

Pour une question de logistique, il opté pour une créations en 4 tronçons distincts qui s’assemblent à la fin, permettant ainsi de le déplacer et le ranger plus facilement. Cela lui a aussi permis de gagner du temps lors de la construction car un tronçon est plus facile à manipuler qu’un vaisseau entier.

Mais cette construction en modules lui a aussi posé de nouveaux défis en particulier pour tout ce qui touche aux problèmes de connexion entre les différentes parties du vaisseau. Chaque partie étant relativement lourde, il fallait un système à la fois solide et simple à monter ou démonter. C’est pour cela qu’il est parti sur une solution à base de barres en croix qui s’insèrent dans chaque tronçons. Il suffit ensuite d’une seule pièce basique de maintien pour que le tout reste ajusté.

Chaque tronçon du vaisseau comportait ses propres challenges mais la partie la plus complexe était sans aucun doute celle des ailes. Les entrées d’air et la partie arrondie située en arrière de celles-ci étaient particulièrement ardues en termes de design et de structure. Les formes obtenues au final sont des formes assez complexes à obtenir avec des briques de Lego. Encore plus si on veut quelque chose de solide ce qui était justement son credo tout au long de ce projet : « Avoir un modèle le plus solide possible pour éviter les catastrophes au moment du montage final. »

Design délicat

Une des parties les plus difficiles à réaliser fut le shapping de la portion avant qui s’évase vers le bas et les réacteurs sur la partie arrière. Didier pensait au départ que les réacteurs seraient la partie la plus compliquée du vaisseau mais par chance la première solution qu’il a tenté a tout de suite fonctionné lui libérant un temps précieux.

Les autres éléments où il a beaucoup galéré ont été les têtes de mort, que ce soit la frontale ou les deux latérales ce qui l’a poussé à être un peu inventif pour celles des côtés en détournant l’usage de certaines pièces (comme les bras de mini-figurines par exemple).

Les autres éléments qui lui ont donné du fil à retordre étaient les « fenêtres » de la partie arrière car design en « grille » a été difficile à rendre.

Le support du vaisseau

Le support est un aspect fondamental dans la présentation d’une création. Un support laid, trop lourd, d’une mauvaise couleur peut gâcher le rendu final et Didier reconnaît volontiers que le support de son précédent modèle de l’Arcadia fait en 2013 pêchait justement sur ce point.

La difficulté réside dans le fait de réussir un subtil équilibre entre discrétion, esthétique et bien sûr solidité. La meilleure solution étant d’opter pour un support central afin de garder un aspect le plus aérien possible à l’ensemble et avec un modèle de 135 cm faisant 6 kg, autant dire que c’était loin d’être simple. En cela sa formation d’ingénieur l’a pas mal aidé lui faisant opter pour un support en « V » qui s’insère dans la structure au niveau du tronçon 2 et 3.

 

Motivations

Les motivations qui l’ont conduit à ce projet sont d’une part l’amour que Didier porte pour le design de ce vaisseau qui reste pour lui le plus stylé de tous les vaisseaux de science fiction et d’autre part la volonté de se lancer un défit pour voir à quel point il avait évolué après avoir fait pendant 8 ans (depuis son premier Arcadia) de nombreux projets Lego. C’était aussi pour lui un moyen de revenir à ses premiers amours et de rendre hommage une nouvelle fois à l’œuvre de Leiji Matsumoto.

 

Galerie

2 réponses à L’Atlantis d’Albator en Lego – 135 cm (Arcadia)

  1. HyRiuH dit :

    Bonsoir Charles-Edouard MANDEFIELD, j’apprécie énormément ton travail.
    Cela dis je voudrai savoir pourquoi tu as déserter l’univers du krosmoz ?

    • Charles-Edouard MANDEFIELD dit :

      Merci pour tes compliments. Pour répondre à ta question, après avoir intensément vécu pendant 8 ans l’univers du Krosmoz à travers les livres, jouets, BD, Séries, films et visites d’Ankama, j’ai ressenti le besoin de faire autre chose et j’ai brutalement arrêté mes articles sur cet univers (ça me prenait plus de 30 heures par semaines).
      Le temps dégagé m’a permis de me consacrer à l’édition de mon roman « De nulle part à nulle part » et ma chaîne youtube « Piston Kirk » (qui sont dans un tout autre registre que celui de Dofus ou Wakfu mais qui me bouffent autant de temps ^^)

      J’ai adoré cette période où j’écrivais pour Otakia et Animeland, mais Ankama produisent tellement de trucs que ça devenait un peu dur à gérer pour un seul homme. D’ailleurs à Ankama, la « bible du Krosmoz » qui sert en interne à rendre cohérent l’univers en listant chaque personnage et événement de cet univers, était écrite et mise à jour par une équipe de 5 personnes (à l’époque), alors, quand je les aies rencontrés pour la première fois à Ankama, ils n’en revenaient pas lorsque je leur ai dit que j’étais le seul rédacteur chargé d’écrire et de mettre en image la profusion d’articles sur Dofus / Wakfu pour Otakia (car visiblement ils les lisaient et parfois même s’en servaient ^^).

      Il m’arrive encore parfois d’écrire pour Otakia comme pour cet article sur le vaisseau Lego d’Albator, mais c’est pour rendre service de temps en temps, je ne me vois pas me replonger dans un univers aussi dense que celui du Krosmoz à moins de refaire ça à plein temps.

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