Christine : Dodge Charger 1968 – ech 1/18 (Auto World)

Christine Dodge Charger 1/18 Auto World

Au moment de la sortie du film Christine en 1983, la Dodge Charger de Dennis n’avait pas particulièrement retenue l’attention. Ce modèle avait alors 15 ans d’âge et était techniquement dépassé. Bien que la série Shérif fait moi peur était en train de donner à cette voiture une célébrité internationale, elle n’avait pas encore complètement acquis son statut iconique de Muscle Car qui sera renforcé quelques années plus tard par la Dodge Charger de Dominic dans Fast & Furious.

Maintenant, la donne changée, 30 ans après la sortie du film Christine, on ne regarde plus cette voiture avec un œil aussi désintéressé. Bien que dans le film le rôle de cette Dodge soit anecdotique, le fabricant Auto World a pressenti que le public avait à présent un regain d’intérêt pour ce modèle et a fabriqué cette miniature visiblement destinée aux collectionneurs exigeants.

Dimensions : 29,1 x 10,9 x 6,7 cm
Poids : 1110 g

Critique et analyse

Dans le film, la voiture de Dennis n’est pas particulièrement mise en valeur, elle sert uniquement à trimbaler Arnie et Dennis et n’aura jamais à affronter Christine. Bien que l’on ne voit le bout de sa carrosserie que sur très peu de plans, un certain nombre de détails n’échapperont pas à un spécialiste comme par exemple les roues qui ne sont pas d’origine. Ces éléments qui ne sont pas de série ont heureusement été fidèlement reproduits sur ce modèle réduit.

Carrosserie

Lorsqu’on retourne la voiture on est étonné de voir que le châssis a été partiellement repeint en bleu, comme si ceux qui ont peint la carrosserie avait oublié de mettre un cache pour protéger cette pièce.

N’allez pas croire que c’est une erreur de fabrication. Ce dégradé bleu sur le châssis est intentionnel, il est là pour signifier que la voiture de Dennis a été repeinte. En effet, bien que cela ne soit pas dit dans le film, il faut savoir que cette teinte de bleu n’existe pas dans la palette officielle des Dodge Charger. Comme il ne s’agit pas d’une teinte d’usine, le fabricant en a conclu que la voiture avait été repeinte après coup et a voulu le souligner avec ce dégradé. A lui seul, ce détail montre la réflexion et le soin qui ont accompagné la conception de ce modèle réduit.

La carrosserie est parfaitement conforme. Dans le film, le toit est normalement en vinyle, ici a été simplement signifié par une peinture noire, ça fonctionne assez bien, mais cela aurait peut-être mieux rendu avec une pièce en plastique. Pour le reste c’est un sans faute, aucun petit détail chromé n’a été oublié et on apprécie que l’antenne soit en métal et non en plastique car cela évite qu’on la casse trop facilement en manipulant l’objet.

 

Par rapport à la version 1/18 de Christine, on remarque une progression de la finition, par exemple, les rétroviseurs sont mieux conçus, il n’y a plus de joint de jonction protubérant en plein milieu de la vitre du rétroviseur.

 

Quand on voit la qualité générale de cet objet, un détail vient faire tâche d’huile : les clignotants latéraux ont été simplement peints au lieu d’être moulé avec une pièce en plastique. L’effet n’est pas terrible, sans ce manque, elle aurait été parfaite.

Un autre détail interpelle, c’est le fait que les phares soient en position ouverte. Ce n’est pas une erreur en soit, mais dans la mesure où il ne sont pas éclairés par des leds comme ceux du modèle réduit de Christine, il aurait été peut-être plus judicieux de les mettre en position fermé comme sur les photos de la boîte.

Lorsqu’on retourne la voiture, outre le dégradé de peinture bleue que nous avons déjà évoqué, on découvre un châssis bien travaillé avec une profusion de détails donnant un rendu très convainquant.

Le plus surprenant n’est pas quelque chose de visible au premier coup d’œil, il faut tourner les roues arrière pour se rendre compte qu’elles sont reliées à l’arbre de transmission qui tourne en même temps qu’elle. Un tel souci du détail est particulièrement rare, prouvant la passion qui a animé l’équipe qui a travaillé sur ce produit.

Parties mobiles

Les portières, le capot et le coffre peuvent s’ouvrir. Les roues sont directionnelles et connectées au volant.

Par rapport au modèle réduit de Christine, on note qu’un gros effort a été fait sur les charnières. Les charnières du capot n’ont plus rien à voir avec les deux grossiers morceaux de métal surdimensionnés qu’il y avait sur le modèle réduit de Christine, cette fois, le fabricant s’est donné la peine de reproduire le vrai système d’origine. Chaque charnière est composée de 6 pièces dont un ressort, c’est un vrai travail d’orfèvre.

Les portières aussi ont eu droit à des charnières bien plus fines, en revanche, le coffre a malheureusement gardé des charnières imposantes identiques à celles de Christine.

Moteur

Le compartiment moteur est à la hauteur du reste, six couleurs différentes habillent les nombreuses pièces de ce moteur : durites, câbles, batterie, réservoir de lave glace, rien ne manque, c’est encore plus complet que ce qu’on a pu voir sur la version Hot Wheels Elite de la Dodge Charger de Dominic.

Intérieur

Difficile de prendre en défaut l’habitacle, tout est réalisé avec précision : les compteurs cerclés de chrome, les interrupteurs, la planche de bord en bois, le logo sur le volant, les tapis de sols, même des détails souvent difficiles à voir comme des éléments chromés sous les sièges sont présents.

Le fabricant a su se démarquer par rapport à la plupart des modèles existants, en pensant à mettre les boucles de ceintures de sécurité avant et arrière. Il ne s’agit pas d’une simple pièce moulée dans le siège, mais d’une vraie ceinture en tissu avec une boucle chromée à son extrémité.

Les sièges avant peuvent basculer.

On note que bien qu’il n’y ait qu’un seul interrupteur rouge sur le tableau de bord, le fabricant s’est quand même donné la peine de le peindre. Idem pour les garnitures de porte dont un cerclage rouge vient appuyer le réalisme à cette pièce.

Le coffre du modèle réduit de Christine était probablement l’élément le moins travaillé, mais sur cette Dodge, ce n’est heureusement pas le cas. Cette fois, le sol a droit à un revêtement et la roue de secours est surmontée d’un système de fixation.

Ce coup-ci, même le cric est présent (alors qu’il avait été oublié sur Christine). Il est collé à l’intérieur de l’aile à côté du tuyau transversal qui relie la trappe à essence au réservoir.

 

Conclusion

Cette miniature accompagnera à merveille la version 1/18ème de Christine sur l’étagère d’une vitrine. La qualité de réalisation de Christine était bonne, mais ce n’est rien comparé à la finition de cette Dodge qui est au largement au dessus à tous les niveaux, que ce soit le moulage, le coffre, l’habitacle ou encore la transmission qui tourne avec les roues.

Elle n’a peut-être pas les phares qui s’allument comme le modèle réduit de Christine, mais cela n’a guère d’importance au vu de la qualité générale de l’objet. C’est une belle réussite qui devrait faire fondre n’importe quelle amateur de ce modèle, y compris ceux n’a jamais vu le film.

 

Packaging

La packaging est facile à réutiliser pour ranger la voiture et ainsi la protéger des coups et de la poussière.

Dimensions packaging : 33,5 x 15,5 cm x 12,5 cm
Poids avec le jouet : 1430 g

Le packaging a l’énorme avantage de ne pas avoir de visses pour maintenir la voiture ce qui évite d’avoir des trous dans le châssis et fait gagner beaucoup de temps quand on veut sortir le modèle réduit de son emballage.

 

Cliquez sur les images pour les voir en grand, la résolution est suffisante pour pouvoir lire les textes qui sont écrits dessus.

  
  
  

 

 

 

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