Résumé
L’histoire raconte comment Martin, après avoir décidé de remorquer une voiture japonaise, lui promet de la ramener là d’où elle vient. Sa devise est « Rien n’est trop loin pour Martin ».
Cependant lorsqu’on le voit sortir de l’eau dans la baie de Tokyo en tractant son encombrant client, il se ravise et se dit qu’il faudra qu’il change de slogan.
Alors qu’il visite la capitale japonaise, il effleure par mégarde une autre voiture. Se sentant offensé par ce contact physique (les japonais n’apprécient pas cela), il défie Martin dans une course qui aura lieu à minuit et dont la ligne d’arrivée se situe au sommet de la Tour de Tokyo.
Martin étant dans un état déplorable, la voiture qu’il avait remorquée décide de l’aider à son tour. Lui et ses amis vont le réparer et le modifier pour qu’il puisse participer à cette course dans de bonnes conditions.
Martin ressort de l’atelier avec des jantes aluminium, un aileron, un capot et une peinture neuve. Il arbore aussi un certain nombre d’accessoires pas forcément utiles comme des éclairages néons sous le châssis, mais l’ensemble est plutôt réussi et il attire tous les regards.
Les deux adversaires s’alignent sur la ligne de départ, et l’enjeu est exposé sans attendre :
Le perdant sera dépouillé de tous ses accessoires et se retrouvera donc tout nu.
La course démarre, mais
Martin ne maîtrise pas vraiment le
Drift et finit par traverser le restaurant
Harihauzen où il passe devant
Bod et Sully (clin d’œil à la scène du restaurant Japonais du même nom de
Monstre et Compagnie), puis, à force de circuler à contre sens, il attire l’attention d’un policier qu’il va rapidement semer dans un magasin de
Donuts.
Malgré ses déboires,
Martin réussit à rattraper son adversaire. Pour se débarrasser de
Martin, il appelle à la rescousse quatre Ninjas. C’est alors qu’entre en scène
Dragon McQueen (
Flash McQueen tuné et recouvert de motifs en forme de dragon). Après quelques galipettes, les ninjas sont évincés et
Flash peut guider
Martin à travers un raccourci qui lui permettra de rattraper le tricheur juste avant qu’il n’entre dans la Tour de Tokyo.
Mais la partie n’est pas gagnée, l’arrivée est au sommet et la rampe qui y mène oblige les concurrents à déraper tout le long ce qui évoque clairement l’une des scènes du film
Fast and Furious : Tokyo Drift.
Poussé par son adversaire,
Martin est éjecté de la tour et tombe dans le vide. Il ne doit son salut qu’à son crochet de remorquage qu’il envoie au sommet de la tour. Cette manœuvre lui permet de se hisser jusqu’à la ligne d’arrivée avant son adversaire.
Bien entendu,
Flash ne croit pas un mot de cette histoire invraisemblable dont il n’a aucun souvenir alors qu’il est sensé en faire partie.
Critique
Cet épisode de 6 minutes 30 est une pure merveille, rythmée et pleine d’humour. C'est l'épisode le plus long (deux fois plus) de toute la série. C'est aussi le mieux construit, puisque c'est le seul où une véritable histoire a le temps de se mettre en place. On peut aussi supposer que la présence de John Lasseter comme scénariste pourrait expliquer la plus grande richesse de l'histoire. On y découvre une profusion de détails et de clins d'œil dans les décors et une multitude de trouvailles intéressantes comme les shurikens dans les jantes des ninjas ou encore les trois japonaises (rouge, jaune, vert) qui donnent le départ en allumant successivement leur néons de châssis comme un feu tricolore.
On retiendra de cet épisode que l’ambiance de Tokyo (et de leurs habitants extravagants) est très bien rendue. Ceux qui ont eu la chance de visiter cette ville ou d’y habiter ne seront pas déçus. Mon seul regret concerne le doublage. Lorsque
Martin traverse le resto, il entend "
hajimemashite" (enchanté de faire votre connaissance) au lieu de
"Irashaimasen" (qui est la phrase que disent les commerçants quand on entre dans leur magasin).
Le problème du doublage ne s’arrête pas là, les voix ne sont pas celle du film français
Cars, ni même celle de la version canadienne. Quant au vocabulaire, il trahit l’origine du doublage qui est probablement Canadien car on ne parle pas de "
Tuning", mais "
d’accessoires" et le mot dérapage est utilisé pour tout y compris pour désigner du
Drift. Pour un néophyte cela peut sembler identique (drifter c’est déraper) mais pour un amateur, cela équivaut à traiter le "patinage artistique" de "glisse".
Au final, malgré le doublage qui reste perfectible et une réutilisation massive des modèles japonais tirés du film (seule la peinture change), c’est un vrai plaisir de s’immerger dans un Japon à la sauce
Cars pour suivre les aventures folles de
Martin.