(Attention la suite révèle des moments clés de l’intrigue.)
Bien entendu, la perspective de se mettre au régime n’enchante guère Abraracourcix, mais son état de santé et sa femme Bonnemine (qui commence à avoir un design proche de la version définitive) ne lui laissent guère le choix.
Astérix et Obélix escortent leur chef dans un voyage qui se transforme très vite en randonnée gastronomique. Abraracourcix a prévu un parcours jonchés de pauses repas dans les meilleurs restaurants si bien qu’à quelques kilomètres de l’arrivée, Astérix et Obélix doivent le porter à bout de bras car sa douleur au foie l’empêche de marcher.
Une fois arrivés dans les termes, le druide Diagnostix, préconise un régime sévère à base d’eau et de légumes bouillis. Astérix et Obélix faisant partie de la suite du chef sont autorisés à rester avec lui, même si ils ne suivent pas le régime. Cette situation va vite devenir problématique car les pensionnaires ne supportent plus de voir les deux gaulois s’empiffrer de sangliers rôtis et de cervoise alors qu’ils sont condamnés à l’eau et aux légumes bouillis. Leurs nerfs finissent par craquer et Astérix et Obélix sont priés de quitter l’établissement.
Pour passer le temps jusqu’à la guérison d’Abraracourcix, ils décident de visiter la Gergovie où Abraracourcix les rejoindra après sa cure. Pendant le trajet, ils rencontrent une patrouille romaine qui escorte le tribun Tullius Franfeluche. Devant leur façon très incorrecte de leur demander de s’écarter de la route, Astérix et Obélix décident de leur apprendre la politesse avec quelques baffes. Ce léger incident de parcours aura des conséquences inattendues. En effet Tullius, ne connaissant pas l’origine d’Astérix et Obélix , interprète cette agression comme une rébellion des habitants de Gergovie. Lorsqu’il en informe César, ce dernier décide qu’il est temps de rappeler à ces gaulois leur défaite et la puissance de Rome. Pour cela, il décide de défiler sur le bouclier arverne comme le fond les chefs gaulois. Ce bouclier faisait partie des armes que le chef des Gaulois Vercingétorix a déposées à ses pieds lors de la reddition de la gaule. Malheureusement pour lui, il semblerait que ce bouclier ne soit pas stocké parmi les objets de son trésor de guerre. Tullius Franfeluche se voit donc confier la mission délicate de retrouver ce bouclier.
Pour cela, il envoie en mission d’espionnage le soldat Joligibus, qui en plus d’être un bon à rien est un alcoolique. Dans la taverne d’Alambix, où il a commencé sa mission d’espionnage par quelques verres, Astérix ne tarde pas à le faire parler. Il va non seulement trahir les intentions des romains, mais en plus, il va révéler que c’est l’archer Coquelus qui avait pris le bouclier averne.
Astérix ne peut tolérer ce plan aussi humiliant pour son peuple et il part avec Obélix pour tenter de récupérer le bouclier avant les romains. Coquelus est à présent directeur d’une fabrique de roues à Nemesos (Clermont-Ferrand où sont actuellement les usines Michelin). Sous la menace il avouera avoir perdu ce bouclier aux jeux au profit d’un autre légionnaire Marcus Perrus. Après avoir fini l’armée, il est devenu garçon de bain à l’établissement thermal de Borvo (La Bourboule).
Astérix décide que le meilleur moyen de le retrouver sans éveiller les soupçons est de se faire passer pour des clients en suivant une cure. Cette idée tournera vite au supplice pour Obélix qui ne peut se faire au régime alimentaire de cet établissement. Le pire c’est qu’au final ils apprennent que Marcus Perrus ne travaille plus dans cet endroit car il a ouvert une auberge portant le doux nom de « Sanglier au vin ». Pendant le trajet menant à cette auberge Obélix en veut tellement à Astérix de lui avoir imposé une cure pour rien qu’il boude un long moment avant de réconcilier avec son ami.
Une fois à arrivé là-bas, une embuscade romaine les attend car Coquelus a eu le temps de prévenir les soldats de la destination d’Astérix. Quelques baffes plus tard, l’aubergiste Marcus Perrus apprend à Astérix et Obélix qu’il n’est plus en possession du bouclier car le centurion Ballondebaudrus lui a confisqué.
Les deux Gaulois repartent donc en Gergovie où Ballondebaudrus a été convié pour révéler à Tullius Franfeluche le nom de la personne à qui il a remis le bouclier. Celui-ci se souvient l’avoir donné à un aubergiste en échange de vin, mais n’arrive pas à se souvenir du nom de l’aubergiste en question. A ce moment-là, Astérix et Obélix débarquent en demandant à Tulluis ce qu’il a fait de leur ami Alambix, mais Tulluis n’est pour rien dans sa disparition. En entendant le nom "Alambix", le centurion se souvient que c’est à lui qu’il avait donné le bouclier. Astérix ne comprenant plus rien retourne chez Alambix. Ce dernier est rentré chez lui, il avait fuit car il avait honte d’avouer à Astérix et Obélix qu’il avait vendu à un Gaulois inconnu ce bouclier.
C’est alors que Abraracourcix très amaigri rentre dans l’auberge. Alambix le reconnaît immédiatement comme le gaulois à qui il a donné le bouclier. Abraracourcix le confirme, il se sert de ce bouclier pour se déplacer avec ses porteurs en se tenant debout dessus. Comme il ne s’en sépare jamais, il l’a emporté en voyage. Du coup il peut défiler devant le peuple gergovien au moment où César venait justement d’arriver incognito. Pour éviter que cette histoire ne s’ébruite à Rome, Tullius Franfeluche et ses soldats sont envoyés en Numidie.
De leur côté, les trois gaulois rentrent dans leur village, non sans faire quelques escales culinaires qui permettront à Abraracourcix de récupérer ses rondeurs.
Le retour du chef est célébré autour d’un grand banquet, où même le barde Assurancetourix sera convié, mais curieusement la fête se passera sans le principal intéressé, car celui-ci est consigné à la maison par sa femme qui, avec une autorité forte, lui rappelle durement (voir violemment) de ne pas recommencer ses excès alimentaires.