Attiré par le rayon tracteur de Wotan, l’Arcadia et son équipage traversent à vivent allure l’espace pour arriver en vue du Walhala. Pendant que Wotan perd son temps à observer les réactions d’Albator et Toshirô par curiosité, Alberich en profite pour terminer de préparer sa flotte de vaisseaux de guerre qui sont enfin prêts à décoller pour conquérir le Walhala.
De son côté, Emeraldas a reçu un appel de détresse de son amant Toshirô, elle demande donc à Maetel de la reconduire à son vaisseau le Queen Emeraldas pour qu’elle puisse partir à la rescousse de l’Arcadia.
Ce tome est le dernier concernant la partie qui se passe dans le présent, on voit donc le dénouement de l’affrontement avec Alberich. Le tome suivant raconte la jeunesse d’Albator lorsqu’il voyageait avec son père Great Harlock sur le Death Shadow 1.
Narration
Il est difficile de garder le fils de l’histoire tant l’auteur Leiji Matsumoto se perd dans son récit. Certaines scènes sont d’un intérêt discutable :
- Alberich détruit une réplique de la Planète Rhin et de ses gardiennes qu’il avait lui-même créé, mais on ne voit pas très bien ce qu’apporte cette scène au récit.
- Un long passage nous montre Emeraldas se préparer à partir à la recherche de Toshirô, puis voyager à travers l'espace alors que finalement le dénouement de l’histoire se passera sans elle.
D’autres scènes manquent carrément au récit :
- On nous a vanté les pouvoirs de l’Anneau et la puissance de la flotte d’Alberich, mais à aucun moment on voit ces vaisseaux en action et leur puissance réelle. On a juste le droit à une seule case montrant quelques flashes sensés représenter des vaisseaux d’Alberich qui s’écrasent sur le Dragon. Où est le combat épique entre les forces de Wotan et celles d’Alberich ? On reste sur sa faim.
- Parmi les scènes qui font cruellement défaut, on regrette que le rôle de l’Arcadia se limite à un simple moyen de locomotion. On ne cesse de nous parler de sa formidable technologie et de son armement, mais il ne l’utilisera finalement pas. Arcadia se retrouve bêtement bloqué dans la forteresse, incapable d’en sortir à cause du Dragon.
On nous met en appétit en posant de nombreux jalons qui finalement ne seront jamais exploités.
Critique
La déception vient aussi des personnages dont la personnalité peine à convaincre. Lorsque Toshirô disparaît sur une planète inconnue, Albator de retour sur l’Arcadia dit simplement à Yattaran qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter car Toshirô s’en sort toujours. Rappelons qu’ils sont sur une planète inconnue dont ils ne comprennent rien, que leur ennemi est Wotan le roi des dieux et qu’ils sont sur leur territoire. Si ce n’est pas une raison suffisante pour s’inquiéter de la disparition de Toshirô, je me demande ce qu’il lui faut. Comme l’auteur ne donne aucun élément au spectateur pour comprendre pourquoi Albator est si serein quant au sort de Toshirô, ce personnage (comme beaucoup d’autres) perd toute crédibilité.
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Alors que l’intrigue met quasiment deux tomes à être posée, le dénouement tiens en seulement 18 pages. Tout se résout tellement vite qu’on a l’impression d’avoir raté quelque chose. Ce changement de rythme brutal donne l’impression que l’auteur a dû clore son histoire plus vite que prévu. Les raisons qui ont poussé Tadashi Daiba à renoncer à se venger d’Alberich ne sont même pas développées alors que cette vengeance était un des moteurs du récit. La seule chose qui est traitée avec un peu de finesse est la déclaration de Freia envers les Frères Géants du Riesenheim.
Au final, ce tome tarde trop à faire émerger les enjeux et n’arrive pas à développer une tension et un dénouement qui maintienne le lecteur en haleine.
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