Synopsis de l’anime Beck
Beck raconte l’histoire de Yukio Tanaka, surnommé Koyuki, un jeune garçon de 14 ans un peu paumé dans la vie mais très gentil. Le jour où il aide un chien qui se fait agresser par des garçons d’une dizaine d’années, il rencontre le maître de l’animal, un japonais qui a longtemps vécu aux Etats-Unis.
Il apprendra plus tard qu’il se nomme Ryûsuke et qu’il est un guitariste assez célèbre dans le milieu amateur. Il a même joué avec Eddie le leader des Dying Breed, un des groupes de musique les plus célèbres au monde.
Cependant, ses débuts ne fonctionnent guère car il ne s’entend pas avec le chanteur Eiji. En effet, ce dernier est trop tourné vers l’image et le marketing et oublie souvent la passion de la musique. Ryûsuke est donc à la recherche de nouvelles personnes pour fonder un nouveau groupe.
A son contact, Koyuki va apprendre la guitare puis se mettre au chant avant de créer avec lui le groupe Beck, aussi appelé Mongolian Chop Squad.
Ensemble, ils vont essayer de passer professionnel et pouvoir faire du groupe un moyen de subsistance.
Cependant, Eiji a la main longue et veut tout faire pour casser la bande naissante.
Critique sur l’anime Beck
Fidèle au manga
Pour commencer, il est important de mettre en avant le fait que l’anime est très fidèle au manga et les différences avec son scénario sont minimes.
Cependant, les écarts sont intéressants et proviennent souvent de problèmes de droits. En effet, dans le manga, le groupe Beck reprend certains morceaux célèbres, croise des musiciens reconnus ou porte des vêtements de groupes notoires mais l’anime ne peut les reprendre. Par conséquent, le réalisateur s’est amusé à faire des clins d’œil ou à demander aux compositeurs de réaliser des morceaux qui ressemblent aux originaux mais suffisamment différents pour ne pas avoir de problèmes.
L’autre source de différence est la plus grande accessibilité par rapport au manga, par exemple certains points ont été retirés, on pense en particulier au personnage de Saitô, pervers notoire dans le manga avec sa poupée gonflable remplacée dans son adaptation par un gros chat.
On peut également noter la présence de raccourcis dans l’histoire.
Les puristes pourront grogner mais au final, le résultat est très percutant et intéressant et fait rare pour une adaptation, cette adaptation trouve rapidement son propre rythme narratif.
Seul gros problème : à la fin, on en redemande encore. En effet, le dernier épisode contient une voix off qui décrit le futur du groupe (la tournée aux Etats-Unis, le retour de Ryûsuke, …) sans rien montrer. L’adaptation a probablement rattrapé le manga et laisse fantasmer sur une hypothétique une deuxième saison.
Des personnages très réussis
On craignait que l’adaptation perde le caractère très enjoué et charismatique des personnes principaux mais non, la production a réussi à rendre les personnages de l’anime aussi sympathique que le manga. Certains pourraient même penser plus car l’animation apporte un plus comparé au support papier à travers le mouvement et le son.
Les personnages sont très bien dépeints et réalistes avec des caractères bien rendus : la colère de Chiba quand il est laissé de côté à cause du rêve, Maho qui fait la gueule à Koyuki qui ne lui a pas téléphoné depuis quelques épisodes, la nonchalance de Ryûsuke .
Côté voix, la version originale est réussie et colle bien aux personnages. On sent que les comédiens de doublage japonais s’en sont donnés à cœur joie et se sont fait plaisir.
La version française ne tient pas la comparaison mais reste réussie.
La musique
On attendait l’anime au tournant et il a relevé le défi haut la main.
Les OST sont très réussis et collent bien à l’ambiance. Bien sûr, on n’imaginait pas les chansons du manga comme ça mais en s’éloignant de ses attentes, on est conquis. Les personnes derrière les performances composent le groupe Beat Crusaders accompagné par les comédiens de doublages qui chantent leur partie.
De plus, la musique est partie intégrante de l’histoire et permet une meilleure analyse et critique des morceaux de musiques. Ainsi, la partie du Greatful sound festival met en parallèle les groupes intéressants (Beck) et les groupes marketés à la musique pauvre (Belle Ame) et permet de voir les différences entre les deux. C'est une très bonne idée.
Côté technique
Etonnamment, certains choix artistiques liés à l’animation sont discutables. Autant le doublage et la bande-son sont très réussis, autant le character design est étrange. En effet, il colle bien au manga mais les personnages sont plus longilignes et perdent en épaisseur.
De même, l’animation est limite par moment avec certains plans qui durent avec des voix offs.
Cependant, on s’y habitue facilement et ne gêne en rien pour rentrer l’histoire.
Version française
La version française de Kaze est d’assez bonne facture.
On regrette, comme souvent dans les adaptations dans notre pays, que le ton des voix est quasi inexistant et rend plat les vois des personnages. Cependant, un effort a été fait, en particulier pour Chiba qui sonne juste. Le choix des comédiens de doublage est bon et les voix collent bien aux personnages.
Le point très positif de la traduction est la liberté laissée aux comédiens de doublage qui s’amusent en VF et ca s’entend. De ce côté, on est conquis.
Côté texte (sous-titre et script prononcé), on note un très bon travail, clair et réussi rendant l’histoire très agréable à suivre en VF. Vous pouvez retrouver plus de détails dans l'nterview de David Nachtergaele, traducteur et adapteur de Beck
A noter que les chansons japonaises ou anglaises sont sous-titrées.
L’adaptation est passée à la télévision française sur Europe 2 TV.
Conclusion
L’anime est très réussi et prolonge l’univers du manga en apportant un nouvel éclairage à l’ensemble. L’adaptation est très bonne et a été réalisée par une équipe qui aime le musique et ça se voit.
Bande annonce de Kaze
Retrouvez l'interview du traducteur.